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publie 24 février 2008

Les peintres et le cirque

C’est à la fin du XVIIIème siècle qu’est né le cirque, en Angleterre.

Dans l’histoire, de nombreuses origines

Dans l’antiquité

Tout commence 5 000 ans avant J.-C., en Chine, berceau de l’acrobatie, où femmes, enfants et paysans manient objets usuels et objets guerriers (drapeaux, bâtons).

Puis viennent les acrobates d’Asie Mineure, les contorsionnistes hindous, les équilibristes japonais sur bambou, et, vers 2 000 avant J.-C., les jongleurs à trois balles de Basse-Égypte.

En Grèce, acrobates, montreurs d’animaux et personnages grotesques analogues aux augustes de cirque se produisent sur l’agora.

À Rome, civilisation du spectacle, tout est visible, théâtralisé. On y est spectateur des orateurs du forum, des sacrifices rituels, des parades militaires, des funérailles où des figurants portent les masques mortuaires des ancêtres. Les ludi, jeux donnés lors des grandes occasions, se déroulent dans les amphithéâtres et font précéder les combats de gladiateurs (le premier date de 264 avant J.-C.) et les courses de chars de démonstrations athlétiques, défilés de phénomènes

Au moyen-âge

Au moyen-âge, les montreurs d’animaux, jongleurs et acrobates doivent voyager pour vivre. Ils participent à des fêtes populaires et aux foires marchandes. On les appelle des banquistes, ou des saltimbanques. Ils vivent misérablement et sont quelquefois soupçonnés de sorcellerie, car trop habiles, ce qui peut les conduire au bûcher.

Au temps du clown-roi

Les clowns ont débarqué d’Angleterre au 19e siècle, puis ils ont inspiré les peintres, les écrivains, les gens de théâtre…

Le style “clown” que l’on connaît aujourd’hui est arrivé d’Angleterre il y a 200 ans. D’ailleurs, le mot clown vient de l’anglais, où il signifie “rustre, farceur”. Coiffure à trois toupets, costume bouffant, visage blanchi à la craie et barbouillé de rouge… c’est ainsi que se présente Joe Grimaldi, le 1er grand clown anglais, inventeur du look à la Bozo.

A partir de 1850, Paris devient la capitale du cirque. Partout, des lieux se construisent, des troupes se créent : cirque d’Eté, cirque d’Hiver, cirque Médrano. Les clowns enflamment l’imagination des artistes de l’époque. On retrouve alors ces clowns dans la peinture, dans les livres, et même dans la publicité.

Au XIXème siècle

Les artistes sont alors fascinés dès le 19°siècle par cet univers si particulier dont ils font l’un des thèmes de la modernité. Clowns, écuyères et acrobates représentent la condition d’artiste.

Le cirque nourrit la créativité des peintres et des sculpteurs qui, durant plus d’un siècle, seront fascinés par la modernité du spectacle : explosion des couleurs, mouvement incessant, lumières multiples et surabondantes sont autant de centres d’intérêt pour tous ceux qui rejettent l’académisme des Beaux-Arts.

Beaucoup d’entre eux ont représenté le cirque de 1850 à nos jours. Toulouse-Lautrec, Rodin, Picasso, Léger, Chagall, Rouault, Matisse ou encore Karel Appel du mouvement Cobra ont exploré les multiples facettes de ce spectacle magique.

Au XXème siècle

Plus tard, au temps du cinéma muet, Charlie Chaplin s’inspirera également des clowns pour jouer son personnage de Charlot.

Car, au fil du temps, les clowns prennent des allures et des caractères variées. Les premiers qui débarquent en France sont provocants, et même effrayants. Puis vient l’Auguste, clown bariolé, vêtu d’un long manteau souvent usé et chaussé de souliers immensément grands. À l’inverse du clown blanc, sérieux et sûr de lui, l’Auguste est toujours prêt à faire des bêtises. Mais tous deux forment un duo inséparable : le clown blanc essayant de ramener à la raison l’Auguste, qui ne rate aucune occasion de se distinguer par des farces stupides.