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lignes "à la Daniel Buren", par Marie-Amélie G.
lignes "à la Daniel Buren", par Marie-Amélie G.
publie 25 mai 2010

Lignes

Se confronter à la paradoxale simplicité des "lignes à la Buren"

L’œuvre de Buren, assez médiatique, est bien connue. S’y confronter permet de mieux l’apprécier.

Daniel Buren ne voulait pas que ses "bandes" puissent ressembler à un paysage. Elles furent donc verticales. Ce faisant, il a trouvé, puis exploré un style, une signature, une expression qui font de lui, aujourd’hui, l’un des plus grands artiste français contemporain. On regardera avec intérêt ses colonnes dans la cour du Palais-Royal, ou, plus récemment, sa porte du musée Guggenheim de Bilbao.

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Buren - Bilbao

Le travail demandé aux élèves s’inspire du tableau suivant :

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Manifestation III, peinture de Daniel Buren exposée à Beaubourg

Répartir régulièrement les lignes sur l’espace de la feuille, les maintenir - à peu près - droites, verticales et d’une épaisseur constante, allonger son trait sans reprise, représente une réelle difficulté pour les élèves et permet d’appréhender cette question : ce qui apparemment est simple peut-il se révéler complexe ? Cette première approche du paradoxal est une entrée vers l’art.

Pour l’œuvre, on a utilisé de la gouache (toujours non diluée), des brosses plates. Peu de consignes ont été données : occuper tout l’espace, répartir régulièrement les colonnes, tracer les lignes en un seul geste, éviter les reprises. (Cela ressemble à des consignes de chorégraphe...)